Amours book 2 – Elégie à son livre (again)

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Blanchemain’s early version of the lengthy elegy Ronsard places at the beginning of book 2.

Mon fils, si tu sçavois ce qu’on dira de toy,
Tu ne voudrois jamais déloger de chez moy,
Enclos en mon estude, et ne voudrois te faire
User ny fueilleter aux mains du populaire.
Quand tu seras party sans jamais retourner,
Il te faudra bien loin de mes yeux sejourner :
« Car, ainsi que le vent sans retourner s’envole,
« Sans espoir de retour s’eschappe la parole.
 
Ma parole, c’est toi, à qui de nuict et jour
J’ay conté les propos que m’a tenus Amour,
Pour les mettre en ces vers qu’en lumiere tu portes,
Crochetant maugré moy de ma chambre les portes,
Pauvret! qui ne sçais pas que les petits enfans
De la France ont le nez plus subtil qu’elephans.
 
Donc, avant que tenter le hazard du naufrage,
Voy du port la tempeste et demeure au rivage :
On se repend trop tard quand on est embarqué.
 
Tu seras assez tôt des médisans moqué
D’yeux, et de hausse-becs, et d’un branler de teste.
« Sage est celuy qui croit à qui bien l’admoneste.
 
Tu sçais (mon cher enfant) que je ne te voudrois
Ni tromper, ni moquer. Grandement je faudrois,
Et serois engendré d’une ingrate nature,
Si je voulois trahir ma propre geniture :
Car tel que je te voy n’agueres je te fis,
Et je ne t’aime moins qu’un pere aime son fils.
 
Quoy ! tu veux donc partir ; et tant plus je te cuide
Retenir au logis, plus tu hausses la bride.
Va donc, puis qu’il te plaist ; mais je te suppliray
De respondre à chacun ce que je te diray,
Afin que toi (mon fils) gardes bien en l’absence
De moy, le pere tien, l’honneur et l’innocence.
 
Si quelque dame honneste et gentille de cœur
(Qui aura l’inconstance et le change en horreur)
Me vient en te lisant d’un gros sourcil reprendre
Dequoy je ne devois abandonner Cassandre,
Qui la premiere au cœur le trait d’Amour me mit,
Et que le bon Petrarque un tel peché ne fit,
Qui fut trente et un an amoureux de sa dame,
Sans qu’une autre jamais luy peust eschauffer l’ame,
Respons-luy, je te pri’, que Petrarque sur moy
N’avoit authorité de me donner sa loy,
Ny à ceux qui viendroyent apres luy, pour les faire
Si long temps enchainez sans leur lien desfaire.
 
Luy-mesme ne fut tel : car, à voir son escrit,
Il estoit éveillé d’un trop gentil esprit
Pour estre sot trente ans, abusant sa jeunesse
Et sa Muse au giron d’une vieille maistresse ;
Ou bien il jouyssoit de sa Laurette, ou bien
Il estoit un grand fat d’aimer sans avoir rien ;
Ce que je ne puis croire, aussi n’est-il croyable.
Non, il en jouyssoit ; puis la fit admirable,
« Chaste, divine, saincte : aussi tout amant doit
« Louer celle de qui jouyssance il reçoit :
« Car celuy qui la blasme aprés la jouyssance
« N’est homme, mais d’un tigre il a prins sa naissance.
 
Quand quelque jeune fille est au commencement
Cruelle, dure, fiere, à son premier amant,
He bien ! il faut attendre : il peut estre qu’une heure
Viendra, sans y penser, qui la rendra meilleure.
Mais, quand elle devient, sans se changer un jour,
Plus dure et plus rebelle et plus rude en amour,
Il s’en faut esloigner, sans se rompre la teste
De vouloir adoucir une si sotte beste.
Je suis de tel advis ; me blasme de ceci,
M’estime qui voudra ; mais la chose est ainsi.
 
Les femmes bien souvent sont cause que nous sommes
Inconstants et legers, amadouans les hommes
D’un espoir enchanteur, les tenants quelquefois,
Par une douce ruse, un an, ou deux, ou trois,
Dans les liens d’amour, sans aucune allegeance ;
Cependant un valet en aura jouyssance,
Ou bien quelque mignon dont on ne se dout’ra
Sa faux en la moisson secretement mettra.
Et si ne laisseront, je parle des rusées
Qui ont au train d’amour leurs jeunesses usées,
(C’est bien le plus grand mal qu’un homme puisse avoir
Que servir une femme accorte à decevoir)
D’enjoindre des labeurs qui sont insupportables,
Des services cruels, des tasches miserables :
Car, sans avoir esgard à la simple amitié,
Aux prieres, aux cœurs, cruelles, n’ont pitié,
De leurs pauvres servans, tant elles font les braves,
Qu’un Turc n’a de pitié de ses valets esclaves.
Il faut vendre son bien, il faut faire presens
De chaines, de carquans, de diamans luysans ;
Il faut donner la perle et l’habit magnifique,
Il faut entretenir la table et la musique,
Il faut prendre querelle, il faut les suporter.
Certes, j’aimeroy mieux dessus le dos porter
La hotte pour curer les estables d’Augée
Que me voir serviteur d’une dame rusée.
« La mer est bien à craindre, aussi est bien le feu,
« Et le ciel quand il est de tonnerres esmeu.
« Mais trop plus est à craindre une femme clergesse,
« Sçavante en l’art d’amour, quand elle est tromperesse :
« Par mille inventions mille maux elle fait,
« Et d’autant qu’elle est femme, et d’autant qu’elle sçait.
Quiconque fut le Dieu qui la mit en lumiere
Il fut premier auteur d’une grande misere.
 
Il falloit par presens consacrez aux autels
Acheter nos enfans des grands dieux immortels,
Et non user sa vie avec ce mal aimable,
Les femmes, passion de l’homme miserable,
Miserable et chetif, d’autant qu’il est vassal,
Vingt ou trente ans qu’il vit, d’un si fier animal.
Mais, je vous pri’, voyez comme par fines ruses
Elles sçavent trouver mille feintes excuses,
Apres qu’ell’ ont failly. Voyez Helene après
Qu’Ilion fut bruslé de la flamme des Grecs,
Comme elle amadoua d’une douce blandice
Son badin de mary, qui pardonna son vice,
Et qui plus que devant de ses yeux fut épris,
Qui scintilloient encor les amours de Pâris.
 
Ulyss’, qui fut si caut, bien qu’il sceut qu’une trope
De jeunes poursuyvans baisassent Penelope,
Devorant tout son bien, si est-ce qu’il brusloit
D’embrasser son espouse, et jamais ne vouloit
Devenir immortel avec Circe la belle,
Pour ne revoir jamais Penelope, laquelle,
Pleurant, luy rescrivoit de son fascheux sejour,
Pendant que, luy absent, elle faisoit l’amour ;
Si bien que le dieu Pan de ses jeux print naissance
(D’elle et de ses muguets la commune semence),
Envoyant tout exprès, pour sa commodité,
Le fils chercher le père en Sparte la cité.
« Voilà comment la femme avec ses ruses donte
« L’homme, de qui l’esprit toute beste surmonte.
 
Quand un jeune homme peut heureusement choisir
Une belle maistresse eslue à son plaisir,
Soit de haut ou bas lieu, pourveu qu’elle soit fille
Humble, courtoise, honneste, amoureuse et gentille,
Sans fard, sans tromperie, et qui sans mauvaistié
Garde de tout son cœur une simple amitié,
Aimant trop mieux cent fois à la mort estre mise
Que de rompre sa foy quand elle l’a promise,
Il la faut bien aimer tant qu’on sera vivant,
Comme un rare joyau qu’on trouve peu souvent.
« Celuy certainement merite sur la teste
« Le feu le plus ardent d’une horrible tempeste,
« Qui trompe une pucelle, et mesmement alors
« Qu’elle se donne à nous et de cœur et de corps. »
 
N’est-ce pas un grand bien, quand on fait un voyage,
De rencontrer quelqu’un qui d’un pareil courage
Veut nous accompagner et comme nous passer
Les chemins, tant soient-ils fascheux à traverser ?
Aussi n’est-ce un grand bien de trouver une amie
Qui nous ayde à passer ceste chetive vie,
Qui, sans estre fardée ou pleine de rigueur,
Traitte fidelement de son amy le cœur ?
 
Dy-leur, si de fortune une belle Cassandre
Vers moy se fust monstrée un peu courtoise et tendre,
Un peu douce et traitable, et soigneuse à guerir
Le mal dont ses beaux yeux dix ans m’ont fait mourir,
Non seulement du corps, mais sans plus, d’une œillade
Eust voulu soulager mon pauvre cœur malade,
Je ne l’eusse laissée, et m’en soit à tesmoin
Ce jeune enfant ailé qui des amours a soin.
 
Mais voyant que tousjours elle marchoit plus fiere,
Je desliay du tout mon amitié premiere,
Pour en aimer une autre en ce pays d’Anjou,
Où maintenant Amour me detient sous le jou,
Laquelle tout soudain je quitteray, si elle
M’est, comme fut Cassandre, orgueilleuse et rebelle,
Pour en chercher une autre, à fin de voir un jour
De pareille amitié recompenser m’amour,
Sentant l’affection d’une autre dans moy-mesme :
« Car un homme est bien sot d’aimer si on ne l’aime. »
 
Or’ si quelqu’un après me vient blasmer dequoy
Je ne suis plus si grave en mes vers que j’estoy
A mon commencement, quand l’humeur pindarique
Enfloit empoulément ma bouche magnifique,
Dy-luy que les amours ne se souspirent pas
D’un vers hautement grave, ains d’un beau stile bas,
Populaire et plaisant, ainsi qu’a fait Tibulle,
L’ingenieux Ovide et le docte Catulle.
Le fils de Venus hait ces ostentations ;
Il suffit qu’on luy chante au vray ses passions,
Sans enflure ny fard, d’un mignard et doux stile,
Coulant d’un petit bruit comme une eau qui distile.
Ceux qui font autrement, ils font un mauvais tour
A la simple Venus et à son fils Amour.
 
S’il advient quelque jour que d’une voix hardie
J’anime l’eschafaut par une tragedie
Sententieuse et grave, alors je feray voir
Combien peuvent les nerfs de mon petit sçavoir,
Et si quelque furie en mes vers je rencontre,
Hardy j’opposeray mes muses à l’encontre,
Et feray resonner d’un haut et grave son
(Pour avoir part au bouc) la tragique tançon.
Mais ores que d’Amour les passions je pousse,
Humble, je veux user d’une Muse plus douce.
Non ! non ! je ne veux pas que, pour ce livre-ci,
J’entre dans une escole, ou qu’un regent aussi
Me lise pour parade : il suffit si m’amie
Le touche de la main dont elle tient ma vie :
Car je suis satisfait si elle prend à gré
Ce labeur que je vouë à ses pieds consacré
[Et à celles qui sont de nature amiables
Et qui jusqu’à la mort ne sont point variables.]
My son, if you knew what they’ll say of you,
You’d never want to leave my home,
But stay shut away in my study; you wouldn’t want yourself
Used or leafed thorough by the crowd’s hands.
When you’ve gone, never to return,
You’ll have to live very far from my eyes :
“For as the wind flies off without returning,
So, without hope of returning, the word escapes.”
 
My word, that’s what you are, to whom night and day
I have told the ideas which Love held out to me,
So I could put them into these verses which you take into the light,
Picking the locks of the doors of my room in defiance of me,
Poor thing, who know not that the little children
Of France have sharper noses than elephants.
 
So, before testing the risks of shipwreck,
See the storm from port, and stay on the shore.
You repent too late when you’re already on board.
 
Soon enough you’ll be mocked by ill-wishers,
With their eyes, their lifted noses and a shake of the head.
“Wise the man who believes a person who gives good advice.”
 
You know, my dear child, that I have no desire
To deceive or mock. I’d do great wrong,
And would have been born of an ungrateful nature,
If I sought to betray my own offspring,
For as I see you, so I recently made you,
And I love you no less than a father loves his son.
 
Yet you still wish to go? And the more I wish
To keep you at home, the more you pull at the bit.
Go on then, since you want to, but I beg you
To answer everyone as I will tell you,
So that you, my son, properly protect in my absence
Your father’s – my own! – honour and innocence.
 
If some honest lady of noble heart,
Who is horrified by inconstancy and change,
On reading you reproves me with a heavy frown
That I ought not to have abandoned my Cassandre,
Who was first to shoot the arrow of love into my heart,
And that good old Petrarch committed no such sin,
Being thirty-one years in love with his lady
Without any other ever being able to set his soul ablaze,
Then reply to her, I beg, that Petrarch had
No authority over me to subject me to his law,
Nor those others who came after him, to make us
Chained so long a time without breaking our ties.
 
He himself was not like that; for if you look at what he wrote
He was a sharp man, with too noble a spirit
To be a fool for thirty years, wasting his youth
And his Muse in the lap of an old mistress.
Either he enjoyed his little Laura, or he was
Indeed a great fool to love but not have her at all.
I can’t believe that, nor is it believable;
No, he enjoyed her, then made her out to be admirable,
Chaste, divine, holy: “every lover should also
Praise her from whom he gains enjoyment;
For he who blames her after enjoying her
Is no man, but was born of a tiger.”
 
When some young girl is at the beginning
Cruel, harsh and proud to her first lover,
Ah well, he must still remain; it may be that the time
Will come, unexpectedly, which will make her better.
But when she becomes, without a day passing
Harsher and more contrary, and coarser in love,
You must distance yourself, without wearying yourself
Trying to soften so foolish a beast.
That’s my advice: blame me for it
Or praise me who will: these are the facts.
 
Women are often the reason we are
Inconstant and flighty, coaxing men
With bewitching hope, sometimes keeping them
With sweet tricks for a year, or two, or three,
In love’s bonds without relief;
And yet a servant will enjoy them,
Or perhaps some sweet thing no-one suspects
Will secretly put his scythe to the harvest.
And still they won’t stop, I mean those sly girls
Who have spent their youths in Love’s train,
(It’s certainly the greatest trouble a man can have
To serve a woman used to deception)
[They won’t stop] demanding labour which is insupportable,
Cruel service, wretched tasks;
For without regard to simple love
To prayers, to hearts, they cruelly have no pity
For their poor servants, so proud they appear,
No more than a Turk has pity on his slave-servants
[The lover] has to sell his goods, make presents
Of chains, purses, and shining diamonds;
He must give pearls and magnificent clothes,
He must look after the table and the music,
He must take up her quarrels, and endure them.
Certainly I’d prefer to carry on my back
A basket and clean the Augean stables,
Than to become the servant of a sly Lady.
“The sea really should be feared, the fire as well,
And the sky when it is shaken with thunder,
But much more to be feared is a learned woman
Well-versed in the art of love, when she is a deceiver;
By a thousand tricks she makes a thousand evils,
And she’s as wise as she is a woman.”
Whichever was the god who brought her to life,
He was the prime author of great misery.
 
We ought, with presents consecrated at their altars
To offer bribes for our children with the great, immortal gods,
So they don’t waste their lives with that pleasant evil
Woman, the passion of wretched men,
Wretched and weak insofar as they’re vassals,
For the 20 or 30 years of their lives, of so proud a beast.
I beg you, see how by subtle tricks
They are able to find a thousand fake excuses
After they’ve deceived! Look at Helen after
Troy was burned by the Greeks’ fire,
How she wheedled with sweet flattery
Her fool of a husband, who pardoned her vice
And fell in love more than before with her eyes
Which sparkled still with love for Paris.
 
Ulysses, who was so cunning, though he knew that a troop
Of young suitors was kissing Penelope,
Devouring all his goods, yet still he burned
To kiss his wife, and never wished
To become immortal with the beautiful Circe
So as never again to see Penelope, whom
Weeping he wanted to tell about his wearisome journey,
While, as he was away, she was making love:
So much so that the god Pan was born from their frolics
(The common seed of her and her dandies)
As she immediately sent, to make things easier for her,
The son to seek his father in the city of Sparta.
“That is how woman with her cunning defeats
Man, whose spirit overcomes all the animals.”
 
If a young man might fortunately choose
A fair mistress, selected for his pleasure,
No matter if she’s from a high or low place provided she is
A humble, courteous, honest, loving and gentle girl,
Without disguise, without trickery, who without wickedness
Keeps with all her heart her simple love,
Much preferring to be put to death a hundred times
Than to break her word when she has promised it;
Then you must love her truly while you live
As a rare jewel most infrequently found.
“He certainly deserves the hottest fires
Of terrible storms upon his head
Who deceives a maid, especially when
She gives herself to us heart and body.“
 
Isn’t it a great delight when we’re travelling
To meet someone who with equal bravery
Wishes to a company us and like us to journey
Long roads, however tiresome they are to cross?
And isn’t it a great delight to find a girl
Who helps us on this life’s wretched journey,
Who without being burdened or full of harshness
Treats her lover’s heart faithfully?
 
Tell them, then, if perchance the fair Cassandre
Had showed herself a little courteous and tender towards me,
A bit gentle and someone you could deal with, and keen to cure
The ills with which her fair eyes had put me to death those ten years;
If not with her body but with just a single glance
She’d been willing to soothe my poor, ill heart,
I’d not have left her, let my witness be
That young winged child who watches over love-affairs.
 
But seeing how she always continued more proud
I unbound myself from all my first love
To love with it another in the country of Anjou,
Where Love now keeps me under his yoke.
[A love] which I will immediately abandon if she
Is to me as Cassandre was, proud and rebellious,
To find another, so that one day I may see
My love returned with an equal love,
Feeling the affection of another within myself:
“For a man is a complete fool to love if he isn’t loved.”
 
So, if someone afterwards chooses to blame me that
I am no more as grave in my verse as I was
At the beginning, when the Pindaric mood
Puffed up in swollen words my magniloquent voice
Then tell him that love does not sigh
In high-flown grave verse, but in a fine low style,
Pleasant and popular, like that of Tibullus,
The ingenious Ovid and the learned Catullus.
The son of Venus hates ostentation:
Enough that we sing his passions to him truly
Without bombast or disguise, in a charming sweet style
Flowing with a gentle sound like a tinkling spring.
Those who do otherwise do a bad turn
To simple Venus and her son Love.
 
If it should happen one day that with bold voice
I enliven the stage with some tragedy
Grave and sententious, then I shall show
How loud the strings of my little learning can sound.
And if I encounter passion in my verse
I shall boldly set my Muses against it,
And make a tragic dialogue resound with high-flown
And serious tones (assuming the tragic buskin).
But while I focus on the passions of Love,
In lower style I prefer to employ a sweeter Muse.
No, no, I do not want through this book
To enter a school, or for a regent too
To read me for show; it’s enough if my beloved
Touches it with the hand in which she holds my life.
For I am satisfied if she approves
This work which I dedicate, consecrated, at her feet,
[And to those who are by nature amiable
And who remain unchanging till death. ]

 

Changes vary from minor grammatical variants (Ronsard changes his mind about whether a participle like “tenant” should vary in number or gender), to quite different versions of the same thought, and occasionally some quite different ideas entirely. I wonder if he removed the reference to a lover living “20 or 30 years” as he himself was living proof that lovers could last a good while longer! We can also see Ronsard tidying up where he had in his early years ‘cheated’ a bit in the scansion: so he gets rid of the elision in “Ulyss’ qui”, as being something alien to French.
 
I think it would be wrong to attribute the modern slang meaning of “baiser” (‘having sex’ but rather cruder!) to what Ronsard accuses Penelope and her lovers of doing; but I don’t think we should rule out the possibility that a cruder meaning lurks behind the word.
 
 
 
 
 
 
 

 

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About fattoxxon

Who am I? Lover of all sorts of music - classical, medieval, world (anything from Africa), world-classical (Uzbek & Iraqi magam for instance), and virtually anything that won't be on the music charts... Lover of Ronsard's poetry (obviously) and of sonnets in general. Reader of English, French, Latin & other literature. And who is Fattoxxon? An allusion to an Uzbek singer - pronounce it Patahan, with a very plosive 'P' and a throaty 'h', as in 'khan')

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