[Note: this table lists both variants of first lines if Marty-Laveaux & Blanchemain use different texts.]

 
A ce malheur qui jour et nuit me poingt
A fin qu’à tout jamais de siecle en siecle vive
A fin qu’en renaissant de siecle en siecle vive
Afin que ton honneur coule parmy la plaine
A fin que ton renom s’estende par la plaine
Agathe, où du Soleil le signe est imprimé
Ah longues nuicts d’hyver, de ma vie bourrelles
Ah ! que malheurueux est celui-là qui s’empestre
Ah !  seigneur Dieu !  que de graces écloses
Ah traistre Amour, donne moy paix ou treve
    [ Ah! = see also Ha! ]
Ailés démons qui tenez de la terre
Alors que plus amour nourrissoit mon ardeur
Amelette Ronsardelette
Amour abandonnant les vergers de Cytheres
Amour, Amour, donne moy paix ou treve
Amour, Amour, que ma maîtresse est belle !
Amour archer d’une tirade ront
Amour archer toutes ses fleches ront
Amour a tellement ses fleches enfermees
Amour (comme l’on dit) ne naist d’oisiveté
Amour, dont le traict vainqueur
Amour, dy je te prie (ainsi de tous humains)
Amour, dy-moy, de grace (ainsi des bas humains)
Amour estant marry qu’il avoit ses sagettes
Amour est sans milieu, c’est une chose extrême
Amour est un charmeur : si je suis une année
Amour et Mars sont presque d’une sorte
Amour (j’en suis tesmoin) ne naist d’oisiveté
Amour me paist d’une telle Ambrosie
Amour me tue, et si je ne veus dire
Amour, que j’aime à baiser les beaux yeux
Amour, quel dueil, et quelles larmes feintes
Amour, que n’ay-je en escrivant, la grace
Amour, qui as ton regne en ce monde si ample
Amour, quiconque ait dit que le ciel fut ton pere
Amour, qui dés jeunesse en ton camp m’as tenu
Amour, qui si longtemps en peine m’as tenu
Amour, si plus ma fièvre se renforce
Amour, tu me fis voir pour trois grandes merveilles
Amour voulut le corps de ceste mousche prendre
Amour, voyant du Ciel un pescheur sur la mer
Ange divin, qui mes playes embâme
A pas mornes et lente seulet je me promeine
A Phebus, mon Grevin, tu es du tout semblable
A Phebus, Patoillet, tu es du tout semblable
Apres ton cours je ne haste mes pas
Astres qui dans le ciel rouez vostre voyage
A ton frere Pâris tu sembles en beauté
A toy chaque an j’ordonne un sacrifice
Au cœur d’un val esmaillé tout au rond
Au fond d’un val esmaillé tout au rond
Au mesme lict où pensif je repose
Au plus profond de ma poitrine morte
Aurat, après ta mort la terre n’est pas digne
Aussi tost que Marie en terre fut venue
Autant qu’au Ciel on voit de flames
Avant le temps tes temples fleuriront
Avant qu’Amour du Chaos ocieux
Avec les fleurs et les boutons esclos
Avec les lis les oeillets mesliez 
Avecque moy pleurer vous devriez bien
 
Beauté dont la douceur pourroit vaincre les Rois 
Bel aubespin verdissant
Belle et jeune fleur de quinze ans
Belle gentille honneste humble et douce Marie
Bienheureux fut le jour où mon ame sujette
Bien mille fois et mille j’ay tenté
Bien qu’à grand tort il te plaist d’allumer
Bien que les champs, les fleuves et les lieux
Bien que l’esprit humain s’enfle par la doctrine
Bien que six ans soyent ja coulez arriere
Bien que ton œil me face une dure ecarmouche
Bien que ton trait, Amour, soit rigoureux
Bien qu’il te plaise en mon coeur d’allumer
Bois, Janin, à moy tour à tour
Boivon, le jour n’est si long que le doy
Bon jour mon cœur, bon jour ma douce vie
Boy, Janet, à moy tour à tour
 
Cache pour ceste nuit ta corne, bonne Lune
Calliste, pour aimer je crois que je me meurs
Calliste, pour aimer je pense que je me meurs
Cassandre ne donne pas
Ce beau coral, ce marbre qui soupire
Ce fol penser pour s’en-voler trop haut
Celle qui est de mes yeux adorée
Celuy qui fist le monde façonné
Celuy qui n’ayme est malheureux
Ce ne sont qu’haims, qu’amorces et qu’apas
Cent et cent fois le jour l’Orange je rebaise
Cent et cent fois penser un penser mesme
Cent fois le jour, à part moi je repense
Cependant que ce beau mois dure
Ce-pendant que tu vois le superbe rivage
Ce petit chien, qui ma maistresse suit
Ce premier jour de May, Helene, je vous jure
Ce ris plus doux que l’oeuvre d’une abeille
Certes mon œil fut trop avantureux
Ces deux yeux bruns, deux flambeaux de ma vie
Ces flots jumeaux de laict bien espoissi
Ce siecle où tu nasquis ne te cognoist Helene
Ces liens d’or, ceste bouche vermeille
Ces petits corps culbutans de travers
Ces petits corps qui tombent de travers
Cesse tes pleurs, mon livre : il n’est pas ordonné
Ceste beauté de mes yeux adoree
C’est grand cas que d’aimer : si je suis une année
C’estoit en la saison que l’amoureuse Flore
Cet amoureux desdain, ce Nenny gracieux
Cet œil besson dont goulu je me pais
Cet œil qui fait qu’au monde je me plais
Chacun qui voit ma couleur triste et noire
Chef, escole des arts, le sejour de science
Chere maistresse à qui je doy la vie
Chere Vesper, lumiere dorée
Ciel, air et vents, plains et monts découvers
Coche cent fois heureux, où ma belle Maistresse
Comme d’un ennemy je veux en toute place
Comme je regardois ces yeux, mais ceste fouldre
Comme la cire peu à peu
Comme le chaud au feste d’Erymanthe
Comme le chaud, ou dedans Erymanthe
Comment au departir adieu pourroy-je dire?
Comme on souloit si plus on ne me blasme
Comme on voit sur la branche au mois de May la rose
Comme un Chevreuil, quand le printemps détruit
Comme une belle fleur assise entre les fleurs
Contre le ciel mon cœur estoit rebelle
Contre mon gré l’attrait de tes beaux yeux
Contre un qui luy desroba son Horace
Cruelle, il suffisoit de m’avoir pouldroyé
Cy reposent les oz de la belle Marie
Cy reposent les oz de toy, belle Marie
 
Dame, depuis que la premiere fleche
Dame, je meurs pour vous, je meurs pour vous, Madame
Dame, je ne vous puis offrir à mon depart
D’Amour ministre, et de perseverance
D’autre torche mon coeur ne pouvoit s’allumer
De ceste belle, douce, honneste chasteté
De cette douce et fielleuse pasture
Dedans les flots d’Amour je n’ay point de support
Dedans un pré je veis une Naïade
De la mielleuse et fielleuse pasture
Demandes-tu, chere Marie
Depuis le jour que captif je souspire
Depuis le jour que le trait ocieux
Depuis que je suis amoureux
De quelle plante, ou de quelle racine
De ses cheveux la rousoyante Aurore
De ses Maris, l’industrieuse Heleine
Des maris grecs l’industrieuse Heleine
De soins mordans et de soucis divers
Dessus l’autel d’Amour planté sur vostre table
De ton beau poil en tresses noircissant
De ton poil d’or en tresses blondissant
De toy ma belle Grecque, ainçois belle Espagnole
Deux puissans ennemis me combatoient alors
Deux Venus en Avril de mesme deité
Deux Venus en Avril (puissante Deité)
Devant les yeux nuict et jour me revient
De veine en veine, et d’artere en artere
De vostre belle vive angelique lumiere
De vos yeus, le mirouer du Ciel et de Nature
De vos yeux tout-divins, dont un Dieu se paistroit
De vous donner le Ciel pour vos estrenes, Sire
Dictes, Maistresse, hé que vous ay-je fait !
Dieu vous gard, messagers fidelles
Di l’un des deux, sans tant me déguiser
Divin Bellay, dont les nombreuses lois
Divines Sœurs, qui sur les rives molles
Divin troupeau, qui sur les rives molles
Docte Butet, qui as monstré la voye
Doncques pour trop aimer il faut que je trespasse
Douce beauté à qui je dois la vie
Douce beauté, meurdriere de ma vie
Douce beauté qui me tenez le cueur
Douce belle amoureuse et bien-fleurante Rose
Douce belle gentille et bien-flairante Rose
Douce Maistresse touche
Doux desdains, douce amour d’artifice cachee
Doux fut le trait qu’Amour hors de sa trousse
Du bord d’Espagne, où le jour se limite
Du feu d’amour, impatient Roger
Du jour que je fus amoureux
Du grand Turc je n’ay souci
D’un abusé je ne serois la fable
D’une belle Marie, en une autre Marie
D’une vapeur enclose sous la terre
D’un gosier masche-laurier
D’un profond pensement j’avois si fort troublee
D’un solitaire pas je ne marche en nul lieu 
Du tout changé, ma Circe enchanteresse
 
En autre lieu les deux flambeaux de celle
En autre part les deux flambeaux de celle
Encependant que tu frapes au but
En ce printemps qu’entre mes bras n’arrive
En escrimant, le malheur eslança
En m’abusant je me trompe les yeux
En ma douleur, las ! chétif, je me plais
En ma douleur, malheureux, je me plais
En me bruslant il faut que je me taise
En mon coeur n’est ecrite
En mon coeur n’est point escrite
En nul endroit, comme a chanté Virgile
Entre les rais de sa jumelle flamme
Entre mes bras que maintenant n’arrive
Entre tes bras, impatient Roger
En vain pour vous ce bouquet je compose
Escoute, mon Aurat, la terre n’est pas digne
Escumiere Venus, Royne en Cypre puissante
Espouvanté, je cherche une fontaine
Estant pres de ta face, où l’honneur se repose
Estre indigent et donner tout le sien
 
Fameux Ulysse, honneur de tous les Grecs
Fauche, garcon, d’une main pilleresse
Fay refraischir le vin de sorte
Fier Aquilon horreur de la Scythie
Fleur Angevine de quinze ans
Franc de raison, esclave de fureur
Franc de travail une heure je n’ay peu
Fuyon, mon coeur, fuyon, que mon pied ne s’arreste
 
Galland, ma seconde ame, Atrebatique race
Gaspar, qui, loin de Pegase
Gay Rossignol honneur de la ramée
Genèvres herissez, et vous houx espineux
Gentil Barbier, enfant de Podalire
Grossi-toy, ma Muse Françoise
Guy, nos meilleurs ans coulent
 
Ha, Bel-acueil, que ta douce parolle
Ha Mort, en quel estat maintenant tu me changes !
Ha ! petit chien, que tu es bien-heureux
Ha, qu’à bon droit les Charites d’Homere
Ha ! que je porte et de haine et d’envie
Ha que ta Loy fut bonne, et digne d’estre apprise
Ha, seigneur dieu, que de graces écloses
Hausse ton vol, et d’une aile bien ample
Hé ! Dieu du Ciel, je n’eusse pas pensé
Helene sceut charmer avecque son Nepenthe
Hé n’est-ce, mon Pasquier, hé n’est-ce pas grand cas ?
Hé ! que voulez-vous dire ?  Estes-vous si cruelle
Heureuse fut l’estoile fortunée
Heureux le jour, l’an, le mois et la place
Harsoir, Marie, en prenant maugré toy
Homme ne peult mourir par la douleur transi
Honneur de May, despouille du Printemps 
Hier au soir que je pris maugré toy 
Il faisoit chaud, et le somne coulant
Il faut laisser maisons et vergers et Jardins
Il me semble que la journée
Il me souvient, Garnier, que je prestay la main
Il ne sera jamais, soit que je vive en terre
Injuste Amour fusil de toute rage
 
Ja desja Mars ma trompe avoit choisie
   [ J’ai = see also J’ay ]
J’ai l’ame pour un lict de regrets si touchée
J’aime la fleur de Mars, j’aime la belle rose
J’ai veu tomber (ô prompte inimitié)
J‘alloy roulant ces larmes de mes yeux
Jaloux Soleil contre Amour envieux
Jamais au cœur ne sera que je n’aye
Janne, en te baisant tu me dis
J’attachay des bouquets de cent mille couleurs
J’auray toujours au cœur attachez les rameaux
J’auray toujours en l’ame attachez les rameaux
J’avois cent fois juré de jamais ne revoir
J’avois, en regardant tes beaux yeux, enduré
J’avois l’esprit tout morne et tout pesant
J’ay cent fois desiré et cent encores d’estre
J’ay cent milles tourmens, et n’en voudrois moins d’un
J’ay desiré cent fois me transformer, et d’estre
J’ay l’esprit tout ennuyé
J’ay pour maistresse une estrange Gorgonne
J’ay veu tomber (ô prompte inimitié)
Jeanne, en te baisant tu me dis
Je faisois ces Sonnets en l’antre Pieride
Je fuy les grands chemins frayez du populaire
Je fuy les pas frayez du meschant populaire
Je lamente sans reconfort
Je liay d’un filet de soye cramoisie
Je m’asseuroy qu’au changement des cieux
Je meurs helas quand je la voy si belle
Je meurs, Paschal, quand je la voy si belle
Je mourrois de plaisir voyant par ces bocages
Je ne serois d’un abusé la fable
Je ne suis point, ma guerriere Cassandre
Je ne suis point, Muses, accoustumé
Je ne suis seulement amoureux de Marie
Je ne suis variable, et si ne veux apprendre
Je ne veux point la mort de celle qui arreste
Je parangonne à ta jeune beauté
Je parangonne au Soleil que j’adore
Je parangonne à vos yeux ce crystal
Je reçoy plus de bien à regarder vos yeux
Je reçoy plus de joye à regarder vos yeux
J’errois à la volee, et sans respect des lois
Je sens de veine en veine une chaleur nouvelle
Je sens portraits dedans ma souvenance
Je sens une douceur à conter impossible
Je songeois sous l’obscur de la nuict endormie
J’espère et crain, je me tais et supplie
Je suis Amour le grand maistre des Dieux
Je suis homme né pour mourir
Je suis larron pour vous aimer, Madame
Je suis plus aise en mon cœur que les Dieux
Je suis ravi quand ce brave sonneur
Je suis si ardent amoureux
Je suis tellement amoureux
Je suis troublé de fureur
Je suis un demi-Dieu quand assis vis-à-vis
Je t’avois despitee, et ja trois mois passez
Je te hay bien (croy moy) Maistresse
Je te hay, peuple, et j’en prens à tesmoin
Je te hay, peuple, et m’en sert de tesmoin
Je veux aymer ardentement
Je veux brusler pour m’en-voler aux cieux
Je veux chanter, Cherouvrier, le Souci
Je veux chanter en ces vers ma tristesse
Je veux lire en trois jours l’Iliade d’Homere
Je veux me souvenant de ma gentille Amie
Je veux, mon cher Belleau, que tu n’ignores point
Je veux mourir pour tes beautés, Maîtresse
Je veux pousser par la France ma peine
Je veux pousser par l’univers ma peine
Je vey tes yeux dessous telle planete
Je voudrois estre Ixion et Tantale
Je voudroy bien richement jaunissant
Je vous donne des œufs. L’œuf en sa forme ronde
Je vous donne le Ciel pour vos estrenes, Sire
Je vous envoye un bouquet que ma main
Je voy tousjours le traict de ceste belle face
Je vy ma Nymphe entre cent damoiselles
J’iray tousjours et resuant et songeant
Jodelle, l’autre jour l’enfant de Cytherée
 
L’âge premier de l’homme Enfance est appellé
La Lune est coustumiere
L’amant est une beste, et beste est qui s’empestre
L’Angleterre et l’Escosse, et la Françoise terre
L’an mil cinq cens avec quarante et six
L’an mil cinq cens, contant quarante six
L’arbre qui met à croistre a la plante asseuree
L’arc contre qui des plus braves gendarmes
L’arc qui commande aux plus braves gendarmes
Las ! force m’est qu’en bruslant je me taise
Las ! je me plains de mile et mile et mile
Las ! je n’eusse jamais pensé
Las je ne veux ny ne me puis desfaire
Las ! pour vous trop aymer je ne vous puis aimer
Las! sans espoir je languis à grand tort
Las ! sans la voir à toute heure je voy
L’astre ascendant sous qui je pris naissance
La terre les eaux va buvant
L’autre jour que j’estois sur le haut d’un degré
Le Ciel ne veut, Dame, que je jouïsse
Le cruel Amour, vainqueur
Le Destin veut qu’en mon ame demeure
Le doux Sommeil qui toute chose appaise
Le feu jumeau de ma Dame brusloit
Legers Démons qui tenez de la terre
Le Jeu, la Grace, et les Freres jumeaux
Le jour que la beauté du monde la plus belle
Le mal est grand, le remede est si bref
Le plus touffu d’un solitaire bois
Le premier jour du mois de May, Madame
Le Printemps n’a point tant de fleurs
Le sang fut bien maudit de la Gorgonne face
Le sang fut bien maudit de la hideuse face
Les Elemens et les Astres, à preuve
Les flots jumeaux de laict bien espoissi
Le siecle où tu nasquis ne te cognoist Helene
Le Soleil l’autre jour se mit entre nous deux
Les Villes et les Bourgs me sont si odieux
Le premier jour du mois de May, Madame
Le Soleil et nostre Roy
Les vers d’Homere entre-leus d’aventure
Le vieil cothurne d’Euripide
Le vingtiesme d’Avril couché sur l’herbelette
L’Homme a la teste ou de plomb ou de bois
L’homme est vraiment ou de plomb ou de bois
L’œil qui rendroit le plus barbare appris
L’onde et le feu, ce sont de la machine
L’onde et le feu sont de ceste machine
L’or crespelu que d’autant plus j’honore
Lors que mon oeil pour t’oeillader s’amuse
Lune à l’œil brun, Deesse aux noirs chevaux 
 
Ma Dame je n’eusse pensé
Madame se levoit un beau matin d’Esté
Ma douce Helene, non, mais bien ma douce haleine
Ma douce jouvence est passée
Ma fiévre croist tousjours, la vostre diminue
Mais que me vaut d’entretenir
Maistresse, de mon cœur vous emportez la clef
Mais voyez, mon cher esmoy !
Ma maistresse est toute angelette
Ma petite colombelle
Ma plume sinon vous ne sçait autre sujet
Marie, à celle fin que le siecle à venir
Marie, à tous les coups vous me venez reprendre
Marie, baisez-moy : non, ne me baisez pas
Marie, en me tanceant vous me venez reprendre
Marie levez-vous ma jeune paresseuse
Marie, que je sers en trop cruel destin
Marie, qui voudroit vostre beau nom tourner
Marie, qui voudroit vostre nom retourner
Marie tout ainsi que vous m’avez tourné
Marie vous avez la joue aussi vermeille
Mars fut vostre parrein quand nasquistes, Marie
Ma seconde ame à fin que le siecle advenir
Mechante Aglaure, ame pleine d’envie
Mes souspirs mes amis vous m’estes agreables
Mets en oubly, Dieu des herbes puissant
Mignonne, allons voir si la rose
Mignonne, levez-vous, vous estes paresseuse
Mille vrayment, et mille voudroyent bien
Mon Des-Autels, qui avez dés enfance
Mon Dieu !  mon Dieu ! que ma maistresse est belle !
Mon Dieu, que j’aime à baiser les beaux yeux
Mon Dieu ! quel dueil, et quelles larmes feintes
Mon docte Peletier le temps leger s’enfuit
Mon fils, si tu sçavois ce qu’on dira de toy
Mon fol penser pour s’en-voler plus haut
Mon œil, mon cœur, ma Cassandre, ma vie
Mon soin, amoureux esmoy
Mon Tyard, on disoit à mon commencement
Morfée, si en songe il te plaist presenter
Morfée, s’il te plaist de me représenter
Morne de corps, et plus morne d’espris
 
Nature ornant la dame qui devoyt
Ne me dy plus, Imbert, que je chante d’Amour
Ne me suy point, Belleau, allant à la maison
Ne romps point au mestier par le milieu la trame
Nicolas, faisons bonne chère
Non, la chaleur de la terre qui fume
Non Muret, non ce n’est pas du jourd’huy
N’oubliez, mon Helene, aujourd’huy qu’il faut prendre
Nous avons quelque fois grand faute
Nous ne tenons en notre main
Nous promenant tous seuls, vous me distes, Maistresse
Ny ce coral qui double se compasse
Ny de son chef le tresor crépelu
Ny les combats des amoureuses nuits
Ny les desdains d’une Nymphe si belle
Ny voir flamber au poinct du jour les roses
 
O Déesse Bellerie
O doux parler dont les mots doucereux
Œil dont l’esclair mes tempestes essuye
Œil, qui des miens à ton vouloir disposes
Œil, qui mes pleurs de tes rayons essuye
Œil qui portrait dedans les miens reposes
O fontaine Bellerie
O ma belle Maistresse, à tous les moins prenez
O ma belle Maistresse, à tout le moins prenez
O Pucelle plus tendre
Ores la crainte et ores l’esperance
Or’ que Jupin espoint de sa semence
Or’ que le ciel, or’ que la terre est pleine
Or’ que l’hyver roidist la glace épesse
Ostez vostre beauté, ostez vostre jeunesse
O traits fichez jusqu’au fond de mon ame
 
Page suy moy : par l’herbe plus espesse
Pardonne moy, Platon, si je ne cuide
Pareil j’egalle au soleil que j’adore
Par l’œil de l’ame à toute heure je voy
Par ne sçay quelle etrange inimitié
Par un destin dedans mon coeur demeure
Pein-moy, Janet, pein-moy je te supplie
Pendant, Baif, que tu frappes au but
Petit barbet, que tu es bienheureux
Petite Nymfe folâtre
Petite pucelle Angevine
Picqué du nom qui me glace en ardeur
Pipé d’Amour, ma Circe enchanteresse
Plusieurs, de leurs corps desnuez
Plus mille fois que nul or terrien
Plus que jamais je veux aimer, Maistresse
Plus que les Rois, leurs sceptres et leur bien
Plus tost le bal de tant d’astres divers
Plus tu connois que je brusle pour toy
Pour aller trop tes beaux soleils aimant
Pour boire dessus l’herbe tendre
Pour celebrer des astres dévestus
Pour ce que tu sçais bien que je t’aime trop mieux
Pour estre en vain tes beaux soleils aimant
Pour la douleur qu’Amour veut que je sente
Pourquoy tournez-vous voz yeux
Pour voir d’autres beautez mon desir ne s’appaise
Pour voir ensemble et les champs et le bort
Poussé des flots d’Amour je n’ay point de support
Pren ceste rose aimable comme toy
Prenez mon coeur, Dame, prenez mon coeur
Puis qu’aujourd’huy pour me donner confort
Puis que cest œil, dont l’influence baille
Puis que cest œil qui fidelement baille
Puis que Dieu ne m’a fait pour supporter les armes
Puis que je n’ay pour faire ma retraite
Puis qu’elle est tout hyver, toute la mesme glace
Puis que tu cognois bien qu’affamé je me pais
Puis que tu sçais, hélas ! qu’affamé je me pais
Puisse advenir qu’une fois je me vange
Puissé-je avoir ceste fere aussi vive
 
Qu’Amour mon coeur, qu’Amour mon ame sonde
Quand à longs traits je boy l’amoureuse etincelle
Quand au matin ma Deesse s’habille
Quand au premier la dame que j’adore
Quand au temple nous serons
Quand ce beau Printemps je voy
Quand ces beaux yeux jugeront que je meure
Quand de ta lèvre à demi close
Quand en naissant la Dame que j’adore
Quand en songeant ma folastre j’acolle
Quand hors de tes lèvres décloses
Quand j’apperçoy ton beau chef jaunissant
Quand j’apperçoy ton beau poil brunissant
Quand je devise assis aupres de vous
Quand je dors je ne sens rien
Quand je pense à ce jour, où je la vey si belle
Quand je pense à ce jour, où pres d’une fonteine
Quand je serois un Turc, un Arabe, ou un Scythe
Quand je seroy si heureux de choisir
Quand j’estois libre, ains que l’amour nouvelle
Quand j’estois libre, ains qu’une amour nouvelle
Quand je suis tout baissé sur vostre belle face
Quand je te veux raconter mes douleurs
Quand je te voy discourant à par-toy
Quand je te voy seule assise à par-toy
Quand je vous dis Adieu, Dame, mon seul appuy
Quand je vous voy, ma gentille maitresse
Quand je vous voy, ma mortelle Deesse
Quand je vous voy, ou quand je pense en vous
Quand le grand œil dans les Jumeaux arrive
Quand les filles d’Achelois
Quand le Soleil à chef renversé plonge
Quand ma maistresse au monde print naissance
Quand ravy je me pais de vostre belle face
Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle
Que de Beautez, que de Graces écloses
Que dis-tu, que fais-tu, pensive tourterelle
Que dites-vous, que faites-vous mignonne ?
Que lâchement vous me trompez, mes yeux
Quel bien auray-je apres avoir esté
Quel Dieu malin, quel astre, me fit estre
Quelle langueur ce beau front des-honore ?
Quel son masle et hardy, quelle bouche héroique
Quel sort malin, quel astre me fit estre
Que maudit soit le mirouër qui vous mire
Que me servent mes vers et les sons de ma Lyre
Que n’ay-je, Amour, cette Fere aussi vive
Que n’ay-je, Dame, en escrivant, la grace
Que ne suis-je insensible ? ou que n’est mon visage
Quenoille, de Pallas la compagne et l’amie
Que toute chose en ce monde se muë
Quiconques ait mon livre pris
Quiconque voudra suivre Amour ainsi que moy
Qui est ce livre ? – Estranger. – Qui l’a faict ?
Qui fait honneur aux Rois, il fait honneur à Dieu
Qui veut sçavoir Amour et sa nature
Qui voudra voir comme un dieu me surmonte
Qui voudra voir dedans une jeunesse
Quoy? me donner congé de servir toute femme
 
Ravi du nom qui me glace en ardeur
Ren moy mon cœur, ren moy mon cœur, mignarde
Ren moy mon cœur, ren moy mon cœur, pillarde
Ronsard repose icy qui hardy dés enfance
Rossignol mon mignon, qui dans cette saulaye 
 
Sainct Blaise, qui vis aux cieux
Saincte Gastine, heureuse secretaire
Saincte Gastine, ô douce secretaire
Sans souspirer vivre icy je n’ay peu
Seconde Aglaure, avienne que l’envie
Seul je m’avise, et nul ne peut sçavoir
Seul je me deuls, et nul ne peut sçavoir
Si blond si beau, comme est une toison
Si ce grand dieu, le père de la lyre
Si ce grand Prince artizan de la lyre
Si c’est aimer, Madame, et de jour et de nuict
Si doucement le souvenir me tente
Si doux au cœur le souvenir me tente
Si hors du cep où je suis arresté
Si jamais homme en aimant fut heureux
Si j’avois un haineux qui machinast ma mort
Si j’avois un haineux qui me voulust la mort
Si j’ay bien ou mal dit en ces Sonnets, Madame
Si j’estois Jupiter, Marie, vous seriez
Si j’estois Jupiter, Sinope, vous seriez
Si j’estois seulement en vostre bonne grace
Si je t’assauls, Amour, Dieu qui m’es trop cognu
Si je trespasse entre tes bras, Madame
Si le ciel est ton pays et ton pere
Si l’escrivain de la Gregeoise armée
Si l’on vous dit qu’Argus est une fable
S’il y a quelque fille en toute une contrée
Si mille oeillets, si mille liz j’embrasse
Sinope, baisez-moy : non, ne me baisez pas
Sinope, de mon cœur vous emportez la clef
Sinope, que je sers en trop cruel destin
Si quelque amoureux passe en Anjou par Bourgueil
Si seulement l’image de la chose
Si tost qu’entre les bois tu as beu la rosée
Si tost que tu as beu quelque peu de rosée
Si trop souvent, quand le desir me presse
Si tu ne veux contre Dieu t’irriter
Si tu ne veux les astres dépiter
Si vous pensez qu’Avril et sa belle verdure
Si vous pensez que may et sa belle verdure
Sœur de Pâris, la fille au Roy d’Asie
Soit que je sois haï de toy, ma Pasithee
Soit que son or se crespe lentement
Soit qu’un sage amoureux, ou soit qu’un sot me lise
Someillant sur ta face, où l’honneur se repose
Son chef est d’or, son front est un tableau
Sous le crystal d’une argenteuse rive
Suivant mes pleurs pleurer vous devriez bien
Sur le sablon la semence j’épan
Sur mes vingt ans. pur d’offense et de vice
Sur toute fleurette déclose
 
Tandis que vous dancez et ballez à vostre aise
Tant de couleurs l’Arc-en-ciel ne varie
Tant de fois s’appointer, tant de fois se fascher
Tay-toy, babillarde arondelle
Tel qu’un petit Aigle sort
Te regardant assise aupres de ta cousine
Terre ouvre moy ton sein, et me laisse reprendre
Tes yeux courtois me promettent le don
Tes yeux divins me promettent le don
Ton extreme beauté par ses rais me retarde
Tousjours des bois la cyme n’est chargée
Tousjours l’erreur qui seduit les Menades
Tousjours pour mon sujet il faut que je vous aye
Tout ce qui est de sainct, d’honneur et de vertu
Tout effroyé je cherche une fonteine
Tout me desplaist, mais rien ne m’est si grief
Trois ans sont ja passez que ton oeil me tient pris
Tu as beau, Jupiter, l’air de flames dissoudre
Tu es seule mon cœur, mon sang et ma Deesse
Tu gravois dans le ciel les victoires de France
Tu me fais mourir de me dire
Tu ne dois en ton cœur superbe devenir
Tyard, on me blasmait à mon commencement
 
Une beauté de quinze ans enfantine
Un chaste feu qui en l’ame domine
Une diverse amoureuse langueur
Un enfant dedans un bocage
Un sot Vulcan ma Cyprine fachoit
Un voile obscur par l’horizon espars
 
Va Livre, va, desboucle la barriere
Va Livre, va, desboucle la carrière
Venus est par cent mille noms
Verray-je point le doux jour qui m’apporte
Verray-je point le saison qui m’apporte
Verson ces roses en ce vin
Veufue maison des beaux yeux de ma Dame
Veu la douleur, qui doucement me lime
Veu que ce marbre enserre un corps qui fut plus beau
Veu que tu es plus blanche que le liz
Veux-tu sçavoir, Bruez, en quel estat je suis ?
Ville de Blois, naissance de ma Dame
Voicy le bois, que ma sainte Angelette
Voicy le mois d’Avril, où nasquit la merveille
Vos yeux estoient blessez d’une humeur enflammee
Vos yeux estoient moiteux d’une humeur enflammee
Voulant, ô ma douce moitié
Vous estes le bouquet de vostre bouquet mesme
Vous me distes, Maistresse, estant à la fenestre
Vous mesprisez nature :  estes-vous si cruelle 
Vous ne le voulez pas? et bien, j’en suis content
Voyant les yeux de ma maistresse eslüe
 
Yeux qui versez en l’ame ainsi que deux Planettes
 
 
 
 

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